L’intelligence artificielle n’est plus un outil réservé à quelques spécialistes. En France, elle soutient déjà des services du quotidien, des activités professionnelles et des plateformes en ligne. De nombreuses entreprises y ont recours sans la percevoir comme une activité réglementée. Cette situation va changer en 2026. À partir du mois d’août de cette année-là, de nouvelles règles contraignantes s’appliqueront sur l’ensemble du territoire français en vertu du droit européen. Ces règles n’interdisent pas l’IA, mais elles imposent des obligations juridiques claires à ceux qui la conçoivent, la déploient ou l’utilisent. Pour les entreprises, l’enjeu principal est de savoir quand l’usage de l’IA crée une responsabilité légale et ce qu’il faut faire pour rester en conformité.
Les systèmes d’IA font déjà partie de la vie numérique courante. Les utilisateurs interagissent avec des outils de dialogue, des moteurs de recherche ou des systèmes de recommandation sans toujours y prêter attention. Les entreprises utilisent des outils similaires pour trier des données, suggérer des produits ou gérer les demandes des clients. Un exemple visible se trouve dans les nouvelles plateformes, où des outils de personnalisation proposent des jeux proches des préférences habituelles d’un joueur et des offres adaptées à son historique - pour jouer au poker en argent réel, rendez-vous ici. Les sites de commerce en ligne utilisent aussi l’IA pour recommander des produits, ajuster certaines offres ou gérer les stocks en fonction des habitudes d’achat. Ces systèmes reposent sur des décisions automatisées qui ont un effet direct sur les utilisateurs.
D’un point de vue juridique, cela compte parce que la loi considère désormais certains de ces usages comme ayant un impact réel sur les droits des personnes. Lorsque l’IA influence l’accès à des services, les conditions proposées ou la visibilité de contenus, elle ne peut plus être vue comme un simple outil en arrière-plan. À partir de 2026, les entreprises françaises utilisant ces systèmes devront savoir comment leur IA fonctionne, quelles données elle utilise et si elle entre dans une catégorie réglementée.
Le principal changement juridique provient des règles européennes qui deviennent pleinement applicables en août 2026. Elles s’appliquent directement en France sans nécessiter de loi nationale supplémentaire. Elles reposent sur une approche fondée sur le niveau de risque. Certains usages de l’IA sont interdits. D’autres restent autorisés mais soumis à des obligations strictes. De nombreux outils courants demeurent autorisés avec des exigences plus légères.
Pour les entreprises, le changement est concret. Les autorités attendront des documents écrits, des contrôles internes clairs et la preuve que les systèmes d’IA sont suivis dans le temps. Les entreprises qui achètent des outils d’IA auprès de prestataires externes ne sont pas exonérées. Le recours à un fournisseur ne supprime pas la responsabilité lorsque le système a un effet sur des utilisateurs en France. Cela marque une évolution par rapport aux pratiques passées, où l’IA était souvent assimilée à un simple logiciel.
Certains usages de l’IA sont classés comme présentant un risque élevé. Il s’agit notamment des systèmes utilisés pour le recrutement, l’évaluation de la solvabilité, l’accès à des services essentiels, l’identification biométrique ou des fonctions liées à la sécurité. Lorsque l’IA est utilisée dans ces domaines, les obligations légales sont renforcées.
À partir de 2026, les entreprises devront s’assurer que ces systèmes sont fiables, surveillés par des personnes et accompagnés d’une documentation appropriée. Des journaux devront être conservés. Les décisions devront pouvoir être retracées. Il devra exister une procédure claire pour corriger les erreurs. Si un système d’IA sélectionne des candidats ou évalue des clients, l’entreprise devra être en mesure d’expliquer comment les résultats sont obtenus. L’ignorance ne sera pas acceptée comme excuse en cas de préjudice.
Un autre changement important concerne la transparence. Les systèmes d’IA qui interagissent directement avec le public devront être identifiés comme tels. Lorsqu’un utilisateur échange avec un système automatisé, cette information devra être communiquée. Lorsque des images, des sons ou des vidéos sont créés ou modifiés à l’aide de l’IA, cela devra être signalé dans la plupart des situations accessibles au public.
La France a déjà pris des mesures dans ce domaine en imposant l’indication claire des images modifiées diffusées en ligne. À partir de 2026, ces obligations s’élargiront avec les règles européennes. Les entreprises qui exploitent des plateformes, des campagnes de communication ou des services de contenu devront veiller à ce que les créations issues de l’IA soient correctement signalées. Le non-respect de ces règles peut entraîner des amendes, des demandes de retrait de contenu ou des atteintes à la réputation.
L’application des règles ne relèvera pas d’une seule autorité. Plusieurs organismes se partageront les compétences. Les questions liées aux données personnelles resteront sous le contrôle de la CNIL. Les systèmes d’IA destinés au public et les contenus synthétiques pourront relever de l’ARCOM ou de la DGCCRF. Les aspects techniques et les questions de sécurité impliqueront d’autres organismes spécialisés de l’État.
Cette organisation signifie que les entreprises peuvent être contrôlées par différents acteurs selon l’usage de l’IA. Une plateforme de vente, un service de contenu et un prestataire de services peuvent faire l’objet de vérifications distinctes pour des outils similaires. Anticiper ces contrôles est essentiel, car les actions des autorités peuvent se recouper.
Les entreprises utilisant l’IA devraient commencer par recenser les systèmes automatisés déjà en place. Cela inclut les outils de relation client, de tarification, de création de contenu, de recrutement ou d’évaluation des risques. Chaque usage doit être examiné afin de déterminer s’il a un effet direct sur les utilisateurs. Les documents fournis par les prestataires doivent être rassemblés et les processus internes réévalués.
La formation des équipes compte aussi. Les personnes chargées de superviser les systèmes d’IA doivent savoir quand intervenir et comment réagir en cas de problème. Attendre 2026 serait risqué. Les obligations juridiques sont connues, et les autorités s’attendront à ce que les entreprises soient prêtes lorsque les règles entreront en vigueur.
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